January 7, 2026

Stress et prise de poids : le lien que la science explore davantage

Quand le corps garde la trace de nos tensions, le poids devient parfois un langage silencieux.
BOOK A SESSION

Intro

Pendant longtemps, on a réduit la prise de poids à une simple équation entre calories et activité physique. Pourtant, à Paris comme ailleurs, de nombreuses femmes sentent bien que quelque chose ne colle pas. Le stress chronique, omniprésent, semble jouer un rôle bien plus profond. La science commence enfin à le confirmer.

Pourquoi le stress favorise-t-il la prise de poids, même quand on mange « correctement » ?

Il m’a fallu quelques années pour accepter cette idée. On peut manger équilibré, bouger, faire attention… et voir son corps résister. Le stress agit comme un bruit de fond permanent.

 

D’un point de vue biologique, tout commence avec le cortisol, l’hormone du stress. Sécrétée en continu, elle envoie au corps un message archaïque : danger. Résultat ? L’organisme cherche à stocker, surtout au niveau abdominal.

 

Mais ce n’est pas qu’une question hormonale. Le stress :

 

·        Perturbe le sommeil

 

·        Dérègle la sensibilité à l’insuline

 

·        Augmente les fringales sucrées

 

·        Coupe parfois la sensation de satiété.

 

Ce n’est pas un manque de volonté, c’est un système nerveux saturé. Chez beaucoup de femmes, ce mécanisme s’installe doucement, sans bruit, jusqu’à devenir visible sur la balance.

 

Ce que je trouve rassurant, c’est que ce lien n’est plus seulement « ressenti ». Les études en neurosciences et en endocrinologie montrent aujourd’hui que réduire le stress améliore la régulation du poids, même sans changer radicalement l’alimentation.

Le yoga agit-il vraiment sur le stress et le poids, ou est-ce un mythe bien-être ?

J’étais sceptique au début. Trop de discours vagues, trop de promesses floues. Puis j’ai observé mon propre corps.

 

Le yoga, surtout lorsqu’il est pratiqué régulièrement, agit à un niveau très précis : le système nerveux parasympathique. Celui qui dit au corps qu’il peut relâcher la vigilance.

 

Certaines pratiques comme le Hatha Yoga, le Yin Yoga ou leyoga en cabine infrarouge favorisent une baisse mesurable du cortisol. La respiration lente, consciente, stimule le nerf vague, améliore la digestion et apaise les réactions impulsives (grignotage, fatigue nerveuse).

 

Ce n’est pas spectaculaire. C’est subtil, progressif, mais profondément stable.

 

Contrairement aux entraînements très intensifs, le yoga ne crée pas de stress supplémentaire. Il remet de la cohérence entre le corps et le mental. Avec le temps, on mange différemment, non par contrôle, mais parce que le corps redevient à l’écoute.

 

Pour moi, le yoga est vite devenu un vrai allié dans la gestion du poids.

Quel type de yoga privilégier quand le stress influence le poids ?

Tout dépend de l’état dans lequel on arrive. Quand le stress est dominant, ajouter trop d’intensité peut être contre-productif. À Paris, beaucoup de femmes actives pensent devoir « se dépenser plus ». Or, le corps stressé a souvent besoin de ralentir avant de se transformer.

 

Je recommande souvent des pratiques douces, mais structurées : yoga doux, yoga restauratif, séances courtes, mais régulières.

 

La chaleur infrarouge, par exemple, aide à relâcher les tensions profondes sans forcer. Les formats individuels ou en petits groupes permettent aussi de sortir de la comparaison. C’est un stress invisible, mais réel.

 

Avec le temps, certaines réintroduisent un yoga plus dynamique, comme le Vinyasa, mais toujours avec une attention particulière au souffle.

 

Le poids ne baisse pas parce qu’on « brûle plus », mais parce que le corps se sent enfin en sécurité.

Peut-on perdre du poids durablement en agissant d’abord sur le stress ?

Mon expérience, et celle de nombreuses femmes que je côtoie, montre que oui, mais pas comme on l’imagine.

 

La perte de poids devient une conséquence, pas un objectif crispé. En réduisant le stress, on dort mieux, on digère mieux, on récupère mieux. Le métabolisme se rééquilibre.

 

La science parle aujourd’hui de régulation métabolique plutôt que de régime.

 

Le yoga s’inscrit parfaitement dans cette approche globale, surtout lorsqu’il est intégré à une hygiène de vie réaliste, compatible avec une vie parisienne dense.

 

Ce n’est pas magique. C’est cohérent. Et surtout, c’est respectueux du corps.

« Le corps ne résiste pas par caprice. Il protège ce qu’il croit menacé. »