April 23, 2026

Ces mouvements qui peuvent rester accessibles pendant les périodes sensibles

Quand la douleur s’invite sans prévenir, bouger peut sembler impossible, voire risqué.
BOOK A SESSION

Intro

La douleur vous pousse souvent à ne plus bouger, par peur del ’aggraver. Avec l’endométriose, cette immobilité semble rassurante, surtout lors des périodes sensibles. Pourtant, certains mouvements très doux peuvent vous aider à relâcher les tensions et à apaiser les sensations, sans brusquer votre corps ni intensifier l’inconfort.

Quels mouvements restent supportables pendant une crise d’endométriose ?

Quand la douleur est là, le corps se protège en se contractant. L’abdomen, le bas du dos, parfois même les jambes deviennent plus rigides. Dans ces moments-là, les mouvements brusques ou intenses ne font qu’accentuer cette tension.

 

Ce que j’ai ajusté avec le temps, c’est une manière très concrète de bouger, lente et encadrée. Le mouvement doux ne s’improvise pas, il se dose.

 

Je commence souvent par la posture de l’enfant, en restant 1 à 3 minutes, en laissant le ventre se déposer naturellement sur les cuisses. Si la pression est trop forte, je glisse un coussin sous le buste. La respiration reste fluide, sans chercher à l’amplifier.

 

Allongée sur le dos, j’adopte ensuite la posture de la grenouille. Les plantes de pieds se touchent, les genoux s’ouvrent doucement. Les coussins sous les cuisses changent tout, car ils évitent toute tension inutile. Je reste ainsi 3 à 5 minutes.

 

Vous pouvez aussi essayer la fente basse, mais avec précaution. Un genou au sol, basculez très légèrement le bassin vers l’avant, sans forcer, pendant 30 secondes de chaque côté. L’étirement doit rester discret.

 

Le genou-poitrine se révèle aussi très efficace. Ramenez un ou deux genoux vers vous, maintenez pendant 30 secondes à 1 minute, sans tirer.

 

Côté mobilité, je privilégie des pratiques lentes .10 à 15 minutes de yoga doux ou de Pilates adapté, centrés sur la fluidité. En fin de journée, j’ai aussi adopté la respiration abdominale. Elle se pratique allongée, 5 minutes, mains posées sur le ventre. Et certains jours, une marche très lente de 10 minutes suffit largement.

Pourquoi certains étirements soulagent-ils les douleurs pelviennes ?

Ce soulagement n’est pas qu’une impression. Il repose sur des mécanismes très concrets.

 

Pendant une crise, les muscles du bas-ventre et du plancher pelvien se contractent presque en continu.

 

Les étirements doux, comme la posture de l’enfant ou le genou ramené vers la poitrine, viennent interrompre ce réflexe. En allongeant progressivement ces zones, ils diminuent la pression exercée sur les organes pelviens, souvent déjà sensibles.

 

J’ai aussi constaté que des positions comme la grenouille allongée ou la fente basse relancent une circulation plus fluide dans le bassin. Ce point est essentiel ! Une meilleure circulation aide à limiter les phénomènes inflammatoires locaux, souvent impliqués dans les douleurs d’endométriose.

 

Le corps réagit également en libérant des endorphines. Ce sont des substances naturelles qui atténuent la perception de la douleur. Après quelques minutes dans ces postures, une forme d’apaisement s’installe, plus diffuse.

 

Certains mouvements vont plus loin en redonnant de la mobilité à des zones parfois figées. L’ouverture douce des hanches, amorcée en posture de grenouille ou prolongée avec des étirements des adducteurs, libère des tensions profondes.

 

Enfin, la respiration abdominale, pratiquée dans ces positions, mobilise les viscères, masse les organes et relâche la sangle abdominale.

 

Progressivement, le corps retrouve un peu d’espace là où tout semblait verrouillé.

Comment intégrer ces mouvements sans s’épuiser davantage ?

C’est probablement le point le plus délicat. Quand la fatigue s’ajoute à la douleur, tout devient plus lourd.

 

Ce que j’ai appris, c’est à cadrer sans rigidifier. La règle des 10 minutes m’a vraiment aidée. Je commence toujours par une courte séance. Si au bout de 10 minutes, le corps se sent plus souple, je peux prolonger légèrement. Sinon, j’arrête sans hésiter. Cette limite évite l’épuisement discret qui arrive souvent après coup.

 

Vous pouvez aussi vous fier aux variations de votre énergie. Certains jours, le corps tolère à peine quelques étirements dans le lit. Et c’est suffisant. Forcer dans ces moments-là ne fait que retarder la récupération.

 

La respiration abdominale devient alors un appui central. Pratiquée 5 minutes, sans effort, elle détend le diaphragme et relâche le bassin sans puiser dans vos ressources.

 

J’ai aussi appris à répartir mes efforts dans la semaine. Éviter de tout concentrer sur une journée limite ces retours de fatigue assez violents que l’on connaît bien.

 

Un repère simple : aucun mouvement ne doit augmenter la douleur. Pendant les périodes plus intenses, revenir à des gestes très lents, voire uniquement à la respiration, reste souvent la meilleure option.

 

Sachez également que la chaleur infrarouge agit rapidement sur les tensions profondes. Elle prépare le corps à ces micro-mouvements, en facilitant un relâchement plus rapide, sans sollicitation supplémentaire.

 

Avec le temps, vous reconnaîtrez mieux ce dont votre corps a besoin. Et surtout, vous cesserez de voir le mouvement comme un risque, pour le percevoir comme un soutien.

« Bouger doucement, c’est déjà apaiser. »

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