March 27, 2026

Mal de dos : pourquoi rester assise toute la journée ne suffit pas à l’expliquer

La douleur s’installe parfois sans prévenir, comme une tension sourde qui ne vous quitte plus, même au repos.
BOOK A SESSION

Intro

Vous passez vos journées assise et pourtant, votre dos continue de vous faire souffrir, parfois sans raison apparente. Cette douleur qui s’installe questionne. Et si la lombalgie ne venait pas uniquement de cette position, mais d’un ensemble plus subtil, lié à votre manière de bouger, de vivre et de tenir dans le temps ?

Pourquoi rester assise toute la journée ne suffit pas à expliquer le mal de dos ?

On pourrait croire que tout vient de là. Moi aussi, je l’ai pensé.

 

Je passais mes journées assise, concentrée, sans bouger pendant des heures. Quand la douleur est apparue, j’ai immédiatement accusé ma chaise, mon bureau, mon écran. Mais même les jours où je marchais davantage, la gêne persistait.

 

C’est là que j’ai compris. La lombalgie chronique ne dépend pas uniquement du temps passé assise, mais de la manière dont le corps fonctionne dans son ensemble.

 

Rester assise longtemps fige certaines zones, mais le problème vient souvent d’un manque de variation. Le corps n’est pas fait pour une seule posture, même « correcte ». Il a besoin de mouvement, de transitions et de micro-ajustements constants.

 

À cela s’ajoute un autre facteur plus discret : la fatigue accumulée. Quand l’énergie baisse, les muscles profonds soutiennent moins bien la colonne. D’autres prennent le relais, souvent de manière excessive. Cela crée des tensions, parfois imperceptibles au début, mais qui finissent par s’installer.

 

Ce que j’ai ressenti, c’était moins une douleur liée à la position qu’un déséquilibre global. Une forme de rigidité diffuse, difficile à localiser, mais bien réelle.

Pourquoi le mal de dos persiste même quand on bouge davantage ?

Bouger plus ne suffit pas toujours, surtout si le mouvement reste mécanique ou contraint.

 

J’ai longtemps compensé mes journées assises par des séances de sport intenses. Sur le moment, cela soulageait. Mais la douleur revenait, parfois plus diffuse, plus profonde.

 

Le corps ne cherche pas seulement à bouger, il cherche à bouger juste.

 

Certains mouvements répétés, ou mal exécutés, peuvent renforcer les déséquilibres existants. Par exemple, solliciter toujours les mêmes groupes musculaires sans activer les zones stabilisatrices entretient une instabilité. Le bas du dos travaille alors en suradaptation.

 

Il y a aussi la manière dont on respire, dont on se tient sans y penser. Une respiration courte, un haut du corps crispé, une nuque tendue… Tout cela influence directement la région lombaire.

 

J’ai compris que les douleurs lombaires n’étaient pas seulement physiques. Elles étaient liées à une façon d’habiter mon corps au quotidien. Pas uniquement à mes activités, mais à la manière dont je les vivais.

Le stress et la fatigue peuvent-ils vraiment provoquer une lombalgie ?

La réponse est oui, mais pas de la manière que l’on imagine.

 

On parle souvent de tension nerveuse, mais concrètement,cela se traduit dans le corps. Quand vous êtes tendue, préoccupée, votre posture change sans que vous vous en rendiez compte.

 

·        Les épaules montent

 

·        Le dos se contracte légèrement

 

·        La respiration devient plus superficielle.

 

Sur le moment, ce n’est rien. Mais répété jour après jour, cela crée un terrain favorable à la douleur.

 

Je me souviens de périodes très chargées, où je ne faisais pourtant pas plus d’efforts physiques. Et pourtant, mon dos était beaucoup plus douloureux. Comme si le corps absorbait ce que je ne prenais pas le temps de relâcher.

 

La fatigue joue aussi un rôle clé. Moins vous récupérez, moins vos muscles assurent leur fonction de soutien. Le corps devient plus vulnérable, plus réactif à la moindre contrainte.

 

Comprendre cela m’a aidée à arrêter de chercher une cause unique. Le mal de dos est souvent une accumulation, un langage du corps qui signale un trop-plein.

Que faire pour soulager durablement le mal de dos au quotidien ?

C’est là que les choses deviennent plus concrètes.

 

Ce qui a vraiment changé pour moi, ce n’est pas de bouger plus, mais de bouger avec régularité et précision.

 

Si vous restez assise longtemps, votre corps finit par se figer. Essayez de vous lever toutes les deux heures : 3 à 5 minutes suffisent. Marchez un peu, mobilisez doucement votre bassin et étirez l’arrière des jambes. Vous sentirez rapidement les tensions diminuer.

 

J’ai aussi intégré deux à trois séances par semaine de mouvements ciblés. Vous pouvez commencer par 20 à 30 minutes de Pilates ou de renforcement doux, avec du gainage simple : une planche de 20 à 30 secondes, répétée trois fois. Ce type de travail soutient réellement votre colonne sur le long terme.

 

Votre environnement joue aussi un rôle important. Vérifiez votre installation : une chaise avec un soutien lombaire, les pieds bien à plat, l’écran à hauteur des yeux. Ces détails évitent à votre dos de compenser en permanence.

 

Le soir, accordez-vous un vrai temps de récupération. Vous pouvez appliquer de la chaleur pendant 15 minutes sur les lombaires, ou utiliser un rouleau de massage lentement, pendant 5 minutes. Dormir sur un matelas suffisamment ferme change aussi la qualité du repos.

 

Ce sont ces gestes simples, répétés au fil des jours, qui apaisent durablement la douleur.

« Le dos s’apaise dès qu’on lui redonne du mouvement. »

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